lundi 31 mars 2008

Conspiration: mode d'emploi

"L'autodésignée "théorie du complot" se ramène à la vision délirante selon laquelle la réalité, jusque dans ses détails, fait l'objet d'une manipulation occulte dont la vérité est masquée à l'humanité. Ce conspirationnisme se développe à partir d'un usage dément du principe du doute."


Marion Cotillard et les complots
Robert Redeker 29/3/2008


Laisser les propos Marion Cotillard à leur insondable sottise serait une erreur. En mettant en doute la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 contre les Twin Towers de New York (Le Monde du 5 mars), l'actrice a en effet offert un puissant amplificateur à "la théorie du complot". Ces divagations ne relèvent pas d'un éclair d'imagination délirante, mais d'opinions répandues. Il importe donc de les analyser.

L'autodésignée "théorie du complot" se ramène à la vision délirante selon laquelle la réalité, jusque dans ses détails, fait l'objet d'une manipulation occulte dont la vérité est masquée à l'humanité. Ce conspirationnisme se développe à partir d'un usage dément du principe du doute. Il prend la forme d'une croyance affirmant qu'on ne doit rien croire de ce qui nous est dit et pose l'incroyance radicale en toute vérité établie comme norme.

En apparence, il s'agit d'une négation généralisée : nier par principe toute vérité attestée par des procédures reconnues et diffusée par les canaux habituels. En réalité cette négation masque une double affirmation : d'une part, toute vérité officielle, fût-elle inscrite dans les livres d'histoire, n'est que mensonge ; d'autre part, la vérité cachée est le contraire de ce qu'on nous dit. On nous dit que Coluche est mort d'un accident, le vrai est qu'il a été assassiné ! On nous dit qu'Al-Qaida a commis les attentats du 11-Septembre, le vrai est que ce sont les Américains qui en sont les auteurs ! On nous dit que l'homme a marché sur la Lune ? Mensonge ! La preuve ? Cette fable profite aux Américains ! La dialectique conspirationniste postule que la vérité est l'exact contraire de la vérité affirmée et attestée. Cette dialectique ne s'alimente que de quelques détails insignifiants mis en exergue au titre de preuves.

Rien de plus dangereux que ce tour d'esprit ! On y reconnaît la logique négationniste. Le succès dans les masses de cette façon de raisonner faux, conduisant à tenir pour vérité le contraire de la vérité dès lors que celle-ci est officielle, ne laisse pas d'inquiéter - c'est ainsi qu'argumentent les négationnistes, ces autres faussaires de l'histoire.

On devine les avantages narcissiques de la croyance dans cette théorie : son adepte s'épanouit dans le sentiment de détenir un secret d'une extrême importance. Il jouit d'en savoir plus que les plus grands savants. Il n'a pas eu à produire d'efforts pour s'élever au-dessus des sommités, il lui a suffi d'appliquer une disposition d'esprit : le rejet de toute vérité affirmée officiellement. Dans cette négation triomphe le ressentiment contre les élites de la connaissance et se déploie une figure contemporaine de l'anti-intellectualisme. Plus gratifiant encore : l'adepte de cette théorie éprouve l'ivresse d'avoir réussi à déjouer un piège collectif, dans lequel l'humanité ordinaire tombe. Il se découvre plus malin que le conspirateur qui, sous des guises diverses, trompe l'humanité depuis des siècles !

La "théorie du complot" ne vit que d'un fantasme : la manipulation occulte. Cette obsession croît exponentiellement : plus la vérité est importante, plus elle est cachée et plus complexes en sont les manipulations. D'où Dan Brown et son Da Vinci Code : l'Eglise s'est constituée pour cacher la vérité sur le Christ. Le conspirationnisme a sa méthode : pour trouver la vérité cachée, il faut croire le contraire de ce qui est officiel. Il n'y a pas de preuves ! C'est qu'elles ont été dissimulées par les conspirateurs ! L'absence de preuves manifestes constitue un argument en faveur de la conspiration.

Cette théorie dénonce aussi les manipulateurs. Pour Dan Brown, c'est l'Eglise qui tient ce rôle. Généralement ce sont les juifs. La négation du caractère terroriste des événements du 11-Septembre voit les juifs (appelés américano-sionistes) derrière la manipulation. Nier l'événement du 11-Septembre, c'est affirmer la culpabilité américano-sioniste. Avec des variantes connues - la banque, l'argent apatride -, ces métaphores du juif. Les versions contemporaines de la "théorie du complot" se coulent dans une matrice : Les Protocoles des sages de Sion.

La théorie du complot est un ersatz des grands récits concernant le destin de l'humanité. Contre-grand récit, elle est une storytelling. Pouffer de rire devant son énonciation reste trop court. Sa parenté avec Les Protocoles des sages de Sion, son identité de structure intellectuelle avec la logique négationniste incitent à la méfiance : la théorie du complot est l'un des viscères réparés, renouvelés, du ventre d'où est sortie jadis la bête.

Fitna

Et maintenant pour le sujet de l'heure: le député hollandais Geert Wilders présente son film "Fitna". En passant, si quelqu'un peut m'indiquer ce qu'il y a d'extrémiste dans son discours, faites-moi signe:


Voici maintenant le programme principal:



Question de se rouler par terre, la réaction de la Ligue arabe sur le sujet:


Film anti-islam: l'indignation se poursuit

Réunis en sommet depuis samedi à Damas, les pays arabes se sont inquiétés dans leur déclaration finale de la «montée de l'islamophobie».

«La recrudescence de l'attaque féroce contre l'islam et la montée de l'islamophobie sont une source de profonde inquiétude, surtout que les atteintes aux musulmans s'amplifient dans des pays jadis connus pour leur pluralisme et leur acceptation de l'autre», ont affirmé les dirigeants arabes.

Ils en ont appelé à une coordination entre la Ligue arabe et l'Organisation de la conférence islamique (OCI) «pour confronter ce phénomène ainsi que la méconnaissance et le racisme croissant à l'égard de l'islam, une religion de modération et de tolérance».

Mouais...

jeudi 20 mars 2008

Mac Daddy

Le pasteur débile du jour

Une incroyable attaque contre Obama par un pasteur pro-Hillary. Hallucinant:


(Hat tip: eXc)

Faire la paix tout seul


Un récent sondage effectué par le Palestinian Center for Policy and Survey Research aurait de quoi déculotter les idiots utiles de la cause palestinienne qui nous ressassent sans cesse la vieille légende selon laquelle les Palestiniens veulent réellement la paix.

En effet, le sondeur-en-chef Khalil Shakili, un Palestinien lui-même, est resté, selon ses propres dires, complètement bouche-bé devant le taux d'appuis sans précédent de ses compatriotes envers le terrorisme et la fin des négociations avec Israël.

Le sondage révèle entre autres qu'une majorité écrasante des répondants (84%) dit appuyer l'attentat terroriste contre la yéshiva Mercaz Harav du 6 mars dernier, dans laquelle huit jeunes adolescents ont été massacrés à l'arme automatique par un tireur palestinien. Les deux tiers (64%) se disent favorables aux attaques de roquettes contre Sderot et Ashkelon et croient qu'elle devraient continuer. Trois quarts (75%) des Palestiniens sondés considèrent que les négociations de paix entre Mahmoud Abbas et le gouvernement israélien doivent cesser et pour couronner le tout, le Hamas est maintenant passé devant le Fatah dans les intentions de vote.

Il faut être deux pour faire la paix. Et s'il y une chose qui soit plus sûre que jamais, c'est qu'il n'y a qu'Israël qui la veuille vraiment.

Source:
Photobucket
Poll Shows Most Palestinians Favor Violence Over Talks

Les aventures de Mini-Hitler

L'ex-procureur général du Canada Irwin Cotler au sujet du nabot génocidaire de Téhéran:

« Il y a plus de preuves sur une base factuelle à l’égard de l’incitation au génocide approuvée par l’État dans l’Iran d’Ahmadinejad que nous en avons eues à l’égard d’un Rwandais reconnu coupable d’incitation au génocide au Canada »

(Hat tip: Point de bascule)

Vendre sa grand-mère

Il y a quelques jours, en tentant vainement de défendre son association avec son pasteur raciste, Barack Obama a insinué que sa grand-mère blanche, aujourd'hui décédée, avait elle aussi en son temps tenu des propos déplacés à l'endroit des noirs. Voici comment le journaliste Christopher Hitchens a qualifié la chose en entrevue hier:



"Then I actually object to him using his grandmother. I don’t know if you noticed it or not, or whether you were young, as I was, there was a saying about politicians, they’d sell their own grandmother? Well, he just did. I’ve never seen it done before, actually. You say these things. Then you see it occur. [...] as if yes, well okay, this big mouth rock and roll idiot, Jeremiah Wright, may have said some ghastly things, but so did my now-dead grandmother, who isn’t here to defend herself. I mean, to go for moral equivalence in that way, I thought was sinking as low as you possibly can go."


So much for a "new kind of politics"...

Bonsoir, ils sont partis!

Le masque tombe... Voici ce qu'on pouvait voir sur le site de Barack Obama jusqu'à hier:



Qui sont les Black Panthers?


Je me demande comment réagiraient nos journalistes impartiaux si John McCain avait David Duke comme conseiller spirituel et se vantait d'obtenir l'appui de suprémacistes blancs. Deux poids, deux mesures. Business as usual...

=> Voir également ici.

Un coup d'épée dans l'eau


Jean-François Bégin, journaliste sportif à La Presse y est allé hier d'un parallèle historique assez pertinent qui devrait faire réfléchir toutes les belles âmes qui souhaitent que l'Occident boycotte les Jeux Olymiques de Pékin:

"Disons-le tout de suite: le boycottage des Jeux de Pékin serait un gigantesque coup d’épée dans l’eau, comme l’a été celui des Jeux de 1980, par exemple. Ne rêvons pas: ce n’est pas parce que le Canada, les États-Unis et une soixantaine d’autres pays ont boudé Moscou que l’Union soviétique s’est retirée d’Afghanistan… neuf ans plus tard!"

L'observation est tout à fait juste. Ce n'est pas en isolant la Chine qu'on pourra encourager le régime à continuer de se réformer. C'est un peu la même logique qui pousse l'Europe et les États-Unis à maintenir des relations semi-cordiales avec la Russie malgré tous les différends qui opposent toujours les deux blocs.

L'isolation du régime communiste par la communauté internationale, et particulièrement par les démocraties libérales occidentales, le pousserait indubitablement vers un repli sur lui-même dont personne ne bénéficierait. Les seules victimes de ce boycott seraient les athlètes et la population chinoise. Si l'Occident compte se servir de son influence auprès de Pékin sur la question du Darfour, faire un pied de nez à la Chine à la face du monde n'est certainement pas l'idée du siècle. Au contraire, tout ça n'aurait pour effet que d'accentuer l'obstination du régime à fermer les yeux sur la chose. En d'autres termes, un boycott serait contre-productif, ayant précisément l'effet contraire de ce que ses tenant visent à accomplir.

Et d'ailleurs, le fait d'avoir des milliers de journalistes occidentaux dans la capitale du régime communiste et qui, croyez-moi, ne parleront pas que de sports, ne peut certainement pas être une mauvaise chose pour la liberté de presse et par conséquent la démocratisation de la République populaire.

L'Irak: cinq ans plus tard

Voilà ma réponse à ça:

"En fait, et dans une large mesure, à cause de ce qui se déroule en Irak, la tendance au sein du monde islamique commence à basculer résolument contre Al-Qaida, et cela est peut-être la plus importante évolution idéologique de ces dernières années."



Al-Qaida perd la guerre des mentalités
Peter Wehner 4/3/2008

Le « Surge » en Irak est une réussite si manifeste qu’aucune personne sérieuse ne peut nier les progrès accomplis. Même Hillary Clinton et Barack Obama ont reconnu -à contrecœur- les progrès accomplis. Pourtant, tant Mme Clinton que M. Obama n’ont pas tardé d’ajouter que des progrès ont été accomplis mais purement sur le plan militaire, et qu’ils sont éphémères. Cela s'accorde bien avec leur rengaine habituelle - que la guerre a été un désastre sur tous les fronts.

Lors d'un débat Démocrate récent, Obama a par exemple déclaré: « Ce que nous voyons, c’est un Al-Qaida plus fort aujourd'hui qu'à aucun autre moment depuis 2001 ». Mme Clinton a dit que les choix politiques du président Bush en Irak ont « enhardi nos ennemis ». Nous devrions quitter l'Irak, dit-elle, afin de pouvoir mieux nous concentrer sur la menace Al-Qaida.

En fait, et dans une large mesure, à cause de ce qui se déroule en Irak, la tendance au sein du monde islamique commence à basculer résolument contre Al-Qaida, et cela est peut-être la plus importante évolution idéologique de ces dernières années.

En novembre 2007, l’imam Sayed al-Charif (le Dr Fadl) a publié son livre, Rationalisations sur le djihad en Egypte et dans le monde. M. Sharif, qui est égyptien, avance que l’usage de la violence pour renverser les gouvernements islamiques est illicite du point de vue religieux, et préjudiciable en pratique. Il recommande également la création d'un tribunal islamique pour juger Oussama ben Laden et l’idéologue et numéro deux d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, et il nomme les attentats du 11 septembre 2001, une « catastrophe pour tous les musulmans ».

Les paroles de M. Sharif sont significatives parce qu'il fut naguère un mentor de M. Zawahiri. M. Sharif, qui a écrit son livre dans une prison du Caire, est une « légende vivante au sein du mouvement djihadiste mondial », selon Jarret Brachman, un expert du terrorisme.

Un autre événement important est survenu en octobre 2007, lorsque le cheikh Abd El-Aziz ben Abdallah Aal El-Cheikh, la plus haute autorité religieuse en Arabie Saoudite, a lancé une fatwa interdisant à la jeunesse saoudienne de s'engager dans le djihad à l'étranger. Elle déclare: "Je demande instamment à mes frères les oulémas [haut clergé musulman] d’éclaircir la vérité auprès du public[…]d’avertir [la jeunesse] des conséquences tirées des opinions arbitraires et du zèle [religieux] non fondé sur des connaissances religieuses ». La cible de la fatwa est claire: Ben Laden.

Un mois auparavant, le cheikh Salman al-Awdah, un influent dignitaire religieux saoudien que Ben Laden a naguère mis en vedette, a écrit une «lettre ouverte» condamnant M. Ben Laden. « Frère Oussama, combien de sang a été répandu? Combien d'innocents parmi les enfants, les personnes âgées, les faibles et les femmes ont été tués et privés de leurs abris au nom d'al-Qaida? » écrivait le Cheikh Awdah. « La ruine de tout un peuple, comme cela se déroule en Afghanistan et en Irak ... ne peut pas rendre les musulmans heureux ».

Ces critiques émises par des voix internes au mouvement djihadiste doivent être replacées dans le contexte d'une évolution encore plus importante:le « Réveil d’Anbar » s’étendant maintenant à tout l'Irak. Il y a tout juste 18 mois la province d’Anbar était le bastion d'Al-Qaida en Irak, et, elle est aujourd'hui connue comme le berceau d’un soulèvement irakien et islamique local contre l’organisation Al-Qaida et l’idéologie du Ben Ladenism. Il s'agit d'une extraordinaire transformation: les Irakiens se rangeant en masse aux côtés de l'Amérique, les "infidèles" de l'ouest, « puissance occupante », pour battre les militants islamiques.

Sans surprise, le cours d'Al-Qaida est en baisse dans la majorité du monde arabe et islamique. Une récente enquête a révélé que, en janvier moins d'un quart des Pakistanais approuvait Ben Laden, comparativement à 46% en août dernier, alors que le soutien à Al-Qaida est tombé de 33% à 18%.

Selon un rapport de Juillet 2007, le « Pew Global Attitudes Project », au Moyen-Orient et ailleurs, un nombre croissant de musulmans tend à rejeter l'extrémisme islamique. Le pourcentage de musulmans considérant que l’attentat-suicide est justifié pour la défense de l'Islam a diminué dans sept des huit pays arabes où les données sur les tendances sont disponibles. Au Liban, par exemple, pour 34% des musulmans, ces attentats-suicides sont « souvent » ou parfois justifiés »; en 2002, 74% exprimaient ce point de vue. Nous assistons également à de fortes baisses dans le soutien à Ben Laden. Celles-ci ont eu lieu depuis que la guerre en Irak a commencé.

Depuis que le général David Petraeus a mis en place sa stratégie de contre-insurrection au début de l'année dernière, Al-Qaida n'a cessé d’avoir à contrer les coups infligés par les militaires. Les Irakiens continuent de se retourner contre Al-Qaida et il en va de même et de plus en plus dans le monde arabe et musulman. Au cours des derniers six mois, un nouveau et large front dirigé par d'éminents dignitaires religieux islamiques a été ouvert. Militairement, idéologiquement et en termes de soutien populaire, ce sont de mauvais jours pour Ben Laden et ses chacals djihadistes.

Si nous continuons à bâtir sur ces progrès, la guerre en Irak, un temps passant pour être un échec colossal, pourrait s'avérer être positif, et même un événement charnière dans notre lutte contre l'islam militant. Ayant payé un prix élevé en sang et en argent et avoir embrassé la mauvaise stratégie depuis trop longtemps, nous sommes restés au combat, ce qui prouve que l'Amérique n'est pas le «cheval fatigué» que Ben Laden croyait. Etant resté dans le combat, nous pouvons l'emporter. La meilleure façon de subvertir l'appel du Ben Ladenisme, c’est de vaincre ceux qui lèvent l'épée en son nom.

Nous avons encore du chemin devant nous avant de gagner en Irak. Elle reste une nation traumatisée et les progrès réalisés peuvent être perdus. Mais le cours des événements est enfin en notre faveur et un bon résultat est à notre portée. Si nous réussissons, cela aura des effets extrêmement positifs au-delà de l'Irak.


Traduction: drzz

War Presidents

Bush a beau être accusé à tort et à travers d'avoir sacrifier un nombre sans précédent de soldats américains en les envoyant à la guerre, ses détracteurs feraient bien de réviser leurs livres d'histoire. En effet, selon un récent rapport bipartisan du Congrès américain, davantage de GIs sont morts (KIA) entre 1993 et 2001, sous les années Clinton, que depuis le début de la guerre en Irak.

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Comme quoi le belliqueux n'est pas nécessairement celui qu'on pense... J'ai bien hâte de voir ces données citées sur le blogue du toujours très impartial Richard Hétu. Et la prochaine fois où vous entendrez Hillary vanter l'idylle qu'aura été la présidence de son mari, riez.

Source:
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American War and Military Casualties: Lists and Statistics

Un homme d'honneur

Voici quelques extraits de choix d'un récent entretien accordé au magazine français L'Express par José Maria Aznar, ex-président du gouvernement espagnol. Ce dernier, sur un pied d'égalité avec l'ancien premier ministre australien John Howard, a longtemps été mon favori sur la scène internationale. Un vrai homme d'État, à des milles de ce qu'on peut espérer trouver au Québec:


"[...] la bataille des idées est la plus importante et les luttes pour le pouvoir ne m'intéressent guère. En outre, il est si difficile et si inhabituel de défendre des idées en Europe; pour peu que vous affichiez un engagement libéral, vous vous voyez vite décerner le titre de leader néoconservateur. Surtout quand on pense, comme moi, que l'un des problèmes de l'Europe est le relativisme, produit de l'esprit de 1968, qui aboutit à la croyance en rien."

"Je me définis comme un libéral. Je sais que nous sommes une espèce bizarre, presque en voie d'extinction. Mais je crois dans les valeurs du monde occidental, même si elles sont menacées par notre propre relativisme. Car nous renonçons à parler et à convaincre. Or est venu le moment de défendre les sociétés constituées sur ces principes et ces valeurs fondamentales. D'autant plus que nous faisons face à une autre menace, évidente, celle du djihadisme, qui veut les éliminer."

"Dans la lutte contre le djihadisme ou le terrorisme en général, la tentation de l'apaisement est une forme de renoncement. L'idée d'alliance des civilisations en est un exemple. Cela rappelle davantage la reddition de Chamberlain à Munich, en 1938. Le politiquement correct prétend que les valeurs occidentales sont comparables à celles de toute autre région du monde."

"Je ne peux pas expliquer l'Europe sans me référer à ses racines chrétiennes. Que l'on soit croyant ou agnostique, ne pas comprendre que c'est l'histoire commune de tous les citoyens européens est totalement absurde. Enfin, il y a l'attitude européenne sur le Kosovo: elle est erronée et empreinte d'une bonne dose de lâcheté."

"La gauche est intellectuellement morte, mais elle continue de défendre le «politiquement correct» et à imposer sa prétendue supériorité morale."

"Je suis très churchillien, je crois que la meilleure politique extérieure est une bonne politique intérieure."

"Il [Sarkozy] commence, à son propre rythme. Moi, en deux mois, j'avais bouclé le plus gros paquet de mesures de libéralisation de l'économie de l'histoire espagnole."

"Pour assurer sa croissance, l'Europe a besoin des réformes et de plus de flexibilité. Sinon, elle continuera à décliner. Il n'y aura pas d'Europe forte sans une économie forte. C'est la vision que je partageais avec Tony Blair. On était d'accord sur de nombreux points: l'importance des Etats-nations en Europe, d'une Europe atlantique, d'une économie saine pour peser dans le monde. Quand on parle de flexibilité, les gens de gauche comprennent précarité; quand on parle d'entreprise, ils voient une attaque contre le service public. Beaucoup de leaders de droite n'osent pas défendre leurs idées. Mais l'Europe repose sur deux piliers: l'euro et le marché unique, de moins en moins unique face aux dérives protectionnistes nationales."

"Tout le monde sait que les terroristes peuvent vouloir peser sur le résultat du scrutin. Il ne faut pas avoir peur du terrorisme, il faut le combattre."

mardi 18 mars 2008

Bonsoir, il est parti!

Le site web officiel de la campagne de Barack Obama, avant et après l'"affaire Wright":

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Remarquez le "I'm asking you to believe" et le "People. Faith. Obama." Une vraie secte messianique, m'enfin...

Voici quelques uns des greatest hits de ce suprémaciste noir antisémite et anti-américain qu'est Jeremiah Wright, pasteur et guide spirituel de Barack Obama depuis deux décennies. Ses propos sont tout simplement hallucinants, un vrai débile... L'affaire a beau faire la une partout aux États-Unis depuis plus d'une semaine, les médias québécois semblent l'avoir ratée:





Une erreur historique

Le Canada s'apprêtant vraisemblablement à reconnaître l'indépendance du Kosovo, il est de mise de se remémorer ce court texte paru dans La Presse le 4 mars dernier:

"Les Kosovars viennent de se donner unilatéralement un pays en amputant la Serbie de son coeur historique où ils sont devenus majoritaires. Je doute qu'il sorte quelque chose de bon de cette situation.

Car il n'est jamais bon pour les minorités non-musulmanes de tomber sous la coupe d'une majorité musulmane rapidement oublieuse de ses promesses de respect, de tolérance et de démocratie dès qu'elle a obtenu ce qu'elle veut.

En effet, il n'y a pas un seul pays à majorité musulmane qui soit une vraie démocratie respectueuse des droits fondamentaux inscrits dans les Chartes internationales.

Malgré Milosévic, je sympathise plutôt avec les Serbes. L'Europe, qui a stupidement renié ses origines judéo-chrétiennes pour plaire à une certaine France anticléricale et fanatiquement laïciste, se prépare donc à de nouvelles explosions balkaniques où les islamistes de tous poils iront avec plaisir jeter de l'huile sur le feu pour la plus grande gloire d'Allah et l'extension de l'islam militant, envahissant et agressif."

Harper devrait avoir honte de suivre les Américains dans cette folie. D'ailleurs, puisqu'il laisse cette fois-ci tomber la scatologie pour se concentrer sur l'analyse, je vous conseille grandement la lecture du texte de Maurice G. Dantec "Le Kosovo est serbe comme le Massachusetts est américain". Et il sait de quoi il parle, ayant assister à cette guerre sur les lignes de front. Un must-read.

Wafa Sultan vs. Islamiste

S'il y eut un événement digne de mention pendant mon absence, ce fut sans aucun doute cette nouvelle apparition de Wafa Sultan sur les ondes d'Al-Jazeera (4 mars 2008). Puissant:

"All religions and faiths, throughout the history of humanity, have been subjects to criticism and affronts. With time, this has helped in their reform and development. Any belief that chops off the head of its critics is doomed to turn into terrorism and tyranny. This has been the fate of Islam, since its inception and to this day. Islam has sentenced its critics to prison, and whoever crosses the threshold of that prison meets his death. The Danish cartoons have managed to break the first brick in the wall of that prison, and to open up a window, through which the sunrays enter, after a lengthy darkness."



 

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